Auteur/autrice : pratiqueartschinois
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Jiaozi du nouvel an
Qu’avez-vous fait à la St Sylvestre ?
Nous nous sommes régalées avec des Jiaozi fait maison ! Les Jiaozi ou raviolis font partie des mets traditionnels pour le nouvel an chinois et nos amies chinoises nous ont fait la surprise de nous en préparer pour « la nouvelle année des Laowai » (étrangers).
Un vrai délice, vivement le nouvel an chinois !!!
La découverte d’une culture passe aussi par la cuisine. Nos stagiaires peuvent en témoigner, on se régale !
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Joyeuses fêtes !!!
Notre petite nièce, Tong Tong, se joint à nous pour vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année !
Bonnes fetes
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Vivre et pratiquer en monastère en Chine
Vivre en monastère est une expérience dans l’espace et dans le temps.Dans l’espace parce qu’ici nous vivons dans la forêt, le monastère y est niché, il en fait partie. Nous faisons l’expérience d’une autre perception de l’espace parce que nous vivons toutes nos journées dehors, en contact avec la nature, le ciel, les cycles du soleil, le vent, les odeurs variées, les bruits, les mouvements et les transformations de la nature. Nous ne sommes confinés à l’intérieur d’un espace clos, en l’occurrence notre chambre, que pour y dormir. L’espace de notre vie s’agrandit, nous percevons notre lien naturel avec les arbres, les fleurs, les oiseaux, les insectes, avec la vie.
Vivre en monastère, c’est aussi faire l’expérience du temps sans dépendances, sans obligations, sans limitations. Bien vite, nous ne savons plus le jour et la date du calendrier des hommes, nous retournons à ce temps sans emprise, où les premiers rayons du soleil nous éveillent à la vie,
où les étoiles dans le ciel nous accompagnent vers le sommeil. Le temps, ici, c’est ce que nous expérimentons, ce que nous découvrons aussi à travers la pratique.La vie au monastère est rythmée par la pratique. Pratiquer est naturel, quelques soient les styles, les formes enseignés. La pratique est un outil nécessaire à l’épanouissement de l’homme. Pratiquer chaque jour, c’est entretenir et renforcer un lien étroit avec soi-même. Ce lien est fait de trois fils : apprendre de son corps, apprendre de son cœur, apprendre de son esprit.
Chaque jour, nous commençons nos journées par la pratique aux environs de 8 h. Nous faisons une pause à 10 h pour manger un bol de nouilles et retournons à la pratique jusqu’à 17 h, petite pause et repas du soir. Certaines nuits, sous la voûte céleste, nous méditons. Nous ne choisissons pas ce que nous voulons apprendre ou pratiquer, nous mettons notre apprentissage dans les mains du Maître (Shifu). Ici, point de division, de séparation entre le Qi gong, le Tai ji quan, la méditation… nous les pratiquons sans distinction, chacune des pratiques nourrissant, induisant l’autre. Les enseignements de la pratique sont au-delà de la forme et des noms que nous leur donnons, chaque forme contenant toutes les autres. Nous nous en remettons à l’expérience du Shifu pour explorer par nous-mêmes les techniques et les enseignements millénaires sans a priori et sans attente. Nous en faisons l’expérience, ouverts à ce que nous ne savons pas, à ce que nous ne comprenons pas, à ce qui nous est inconnu.Vivre l’expérience de la vie en monastère, c’est aussi rencontrer les pèlerins de passage, partager les corvées du cuisinier, boire du thé en discutant avec le Shifu, avoir le temps à soi, le temps de vivre, le temps de l’essentiel.
Vivre l’expérience de la vie en monastère taoïstes ou bouddhistes en Chine, c’est boire à l’eau de la source des enseignements, c’est faire l’expérience millénaire de l’apprentissage de soi et du monde qui nous entoure, c’est retrouver l’espace et le temps de ce qui est nécessaire à notre épanouissement, à notre humanité.
Valérie
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Bonnes fêtes !
L’équipe de « Stages en Chine » vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année !!!
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Actualités : Stages d’un weekend en France
Bonjour,
nous serons en France de début décembre 2012 à fin mars 2013.
Pendant cette période, Valérie Pourtier animera les stages intitulés « Méditation et conscience ». Ces stages d’un weekend sont une introduction à son travail sur les différentes dimensions de la conscience (approfondissement lors des stages de 15 jours en Chine). https://pratique-arts-chinois.com/fr/stages/stages-avec-valerie-pourtier/
Stages déjà prévus :
15 & 16 décembre 2012 à Pertuis (Vaucluse, 84)Pendant ce stage, nous explorons ensemble le fonctionnement de notre conscience, la façon dont notre cerveau fabrique notre réalité ainsi que l’être humain, l’organisme, la forme de vie que nous sommes sur cette terre, dans le vaste univers.
A travers la pratique et la compréhension des processus de la méditation et d’exercices de qi gong, nous découvrons une nouvelle dimension de notre conscience, une nouvelle façon de percevoir et de comprendre ce que nous sommes et le monde dans lequel nous vivons.Programme du week-end :
RDV à 8h00 : Centre Carré Soleil – 199, rue Ste Claire 84120 Pertuis -> Accueil: Croissants et café
8h30 à 12h00 : Pratique (cours en français)
12h00 à 13h30 : Pause de midi: Repas au restaurant Les Tables Pour Tous à Pertuis
14h00 à 17h30 : Pratique (cours en français)Tenue ample et souple, merci d’apporter un coussin ou un zafu (si vous en avez un).
Pour les repas de midi, merci de nous indiquer si vous êtes végétariens.Infos supplémentaires et inscription: https://pratique-arts-chinois.com/fr/contactez-nous/
Nous vous souhaitons une belle journée.
A bientôt ! -
San Yue Jie ou le festival du 3e mois lunaire
Le festival de San Yue Jie est célébré tous les ans du 15 au 20e jour du 3e mois lunaire.
En 1991, la préfecture autonome de Dali a proclamé San Yue Jie comme festival national. Cela a été approuvé par le gouvernement car ce festival conserve vivante la culture et les traditions de la minorité ethnique Bai et promeut le développement économique régional.
Son origine est tiré d’une légende (8e siècle) du peuple Bai :
A la fin de la dynastie Sui (589-618) et le début de l’ère des Tang (618-907), un démon appelé Luosha (ou Raksasa) faisait régner la terreur sur Dali. Il se nourrissait d’yeux et de chair humaine et la population souffrait énormément. Le 15e jour du 3e mois lunaire, la proctectrice des Bai, Guanyin, arrêta ce démon malfaisant au pied du mont Zhonghe de la chaîne montagneuse Cangshan, à l’ouest de la ville de Dali.Depuis cette époque, le peuple Bai s’y rassemble le 15e jour du 3e mois lunaire, pour honorer leur protectrice Guanyin.
Ce qui au début ne constituait qu’une célébration religieuse, est devenu au cours des siècles et du développement du commerce, un
grand festival, connu dans toute la Chine et les pays limitrophes. Cela est dû au fait que Dali a toujours été un carrefour stratégique sur les routes commerçantes venant d’Afghanistan, d’Inde, du Tibet ( sel, thé, coton, épices, chevaux…). La situation géographique de Dali constitua déjà un objet de convoitise pour le premier Empereur de Chine Wudi (dynastie des Han , 202 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.) qui décida d’établir une route vers le Yunnan pour étendre son royaume, et ainsi accéder aux produits exotiques venant de l’ouest.Lors du festival, on peut assister aux danses traditionnelles Bai, concerts traditionnels, pièces de théâtre, courses de chevaux dans
l’hippodrome de Dali ou courses de bateaux sur le lac, représentations d’arts martiaux, tirs à l’arc,… et pour les plus courageux, flâner (en se frayant un chemin parmi la foule) sur le marché qui s’étend sur des centaines de mètres dans la rue qui porte le nom du festival.Le marché en plein air attire des marchands et des artisans de tous les coins d’Asie (Tibet, Inde, Birmanie, Vietnam,… et bien sûr Chine). On y trouve : spécialités culinaires, thés, médicaments, cosmétiques, vêtements traditionnels, antiquités, instruments de musique traditionnels, chevaux, … il y en a pour tous les goûts et des milliers de visiteurs viennent y faire de bonnes affaires.
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Rencontre avec les enfants au monastère taoïste
Les écoliers sont en vacances!
Nous avons rencontré une petite fille de dix ans nommée Xiao Fei qui séjournait au monastère avec sa grand-mère. Chaque année, pendant les vacances de printemps (1 mois), sa grand-mère l’emmène vivre 15 jours au monastère et toutes deux suivent quotidiennement les enseignements du Shifu.
D’autres enfants habitant dans les villages à proximité du monastère, viennent aussi s’entraîner chaque jour. Tous les matins, ils arrivent vers 9 heures et le petit groupe des résidents et non résidents commence la journée de pratique par un échauffement et la posture de l’arbre. Au alentour de 10h30, tous déjeunent d’un bol de nouilles à la viande bien épicées et retournent à l’apprentissage d’une forme de Tai ji jian (épée). Ils alterneront pratique et pauses jusqu’à 16h30. La journée de pratique étant terminée, tout le monde file à la cuisine pour un bon repas revigorant. Pour les résidents du monastère, ce repas constitue le dernier repas de la journée.
Vivre l’expérience du monastère pour les enfants de la campagne chinoise n’est pas exceptionnel. Cette tradition perpétue, de génération en génération, l’apprentissage des régles de vie en communauté, un retour à la nature et à la vie simple, le renforcement des énergies du corps, la connaissance de soi. De tout temps, les familles les plus pauvres faisaient parfois le choix de placer leur enfant dans des monastères afin que celui-ci recoive soins, nourriture et éducation.
A bientôt !
Laura et Valérie